Albert Aoussine

Albert Aoussine

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(…)Évaluer son temps, c’est ce par quoi s’ouvre une carrière de philosophe. C’est le signe par excellence de maturité, de maîtrise du logos… lequel invite à se prononcer sur les héritages avec ses propres lumières. Polémos & Pharmakon poursuit le problème général de la Santé du peuple noir, par le(s) moyen(s) de la guerre. Jamais avant cette production philosophique révolutionnaire, l’espace philosophique, intellectuel, socio-politique négro-africain n’aura été soumis à rude épreuve aux engrenages de l’appareil critique de la philosophie féroce : Redoutable art/arme de guerre contre les idoles, les autorités, les impostures, les affabulations, les vérités.

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Quelques extraits:

La tâche de la philosophie selon Nietzsche : « Nuire à la bêtise ». Le Gai Savoir, paragraphe 328. Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir. Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre (1961) Chaque civilisation vivante assume sa propre histoire, exerce sa propre maturité, secrète sa propre modernité à partir de ses propres expériences, et des talents particuliers à son propre génie. Alioune Diop Avant-propos (…)Évaluer son temps, c’est ce par quoi s’ouvre une carrière de philosophe. C’est le signe par excellence de maturité, de maîtrise du logos… lequel invite à se prononcer sur les héritages avec ses propres lumières. Polémos & Pharmakon poursuit le problème général de la Santé du peuple noir, par le(s) moyen(s) de la guerre. La philosophie ici, se veut martiale, un véritable art guerrier (Polémologie). L’on pourrait de bon droit ranger cette contribution, pour l’essentiel, dans le même registre historique initié par L’école cynique, dont le plus éminent représentant n’est autre que le fameux Diogène de Sinope (413 av. J.-C. —327 av. J.-C.), pour qui la philosophie se veut à tout le moins féroce. Des siècles plus tard, Nietzsche (1844—1900) va s’activer à recueillir, préserver et poursuivre cet héritage en le renouvelant. C’est ce qui se donne clairement à entendre au travers du titre de son ouvrage : Crépuscule des idoles ou Comment philosopher à coups de marteau. À la suite de Nietzsche, le philosophe roumain Emile Cioran (1911—1995), plus proche de nous, va à son tour le revitaliser…
Ainsi donc, au cours de cette aventure philosophique, chaque idole, du haut de son piédestal, sera soumise à rude épreuve, aux engrenages de l’appareil critique de la philosophie féroce : Redoutable art/arme de guerre contre les autorités, les vérités, les impostures, les affabulations.
L’on pourrait d’ailleurs de bon droit, lire au choix chacun des textes ici rassemblés, suivant son tempérament, son caprice propre, ou même si l’on préfère à l’envers: de X à A. Car, à la vérité ce qui se dévoile, se donne à lire à travers les courbures plurielles de notre écriture, dessine encore son tissu dialectique : sa toile reste encore vierge par endroit. En un mot, la lettre Z est encore hors de portée.
La dynamique du bien-être, du mieux-être, de la Santé (Pharmakon = remède) ne pouvant se faire (s’instaurer) sans une certaine résistance, notre acharnement ou intrépidité se verra par conséquent, démultiplié(e) proportionnellement à mesure que l’adversité se fera plus grande, d’où notre logos-solaire se verra souvent marqué par un savant mélange de violence révolutionnaire. D’ailleurs, la philosophie de l’histoire nous donne à comprendre avec forces arguments, combien la roue de l’histoire ne saurait jamais tourner sans le concours de la détermination : la Virtù (Machiavel), le Conatus (Spinoza), la passion (Hegel), la Volonté (de puissance) Nietzsche.
Au demeurant, au sortir de cette grande guerre, la Santé se fera jour quitte à euthanasier les idoles (Pharmakon = tout aussi poison). En médecin-philosophe, nous ferons un usage exhaustif du Pharmakon.
Albert Aoussine
Kharkov, le 05/11/2016 Le récit de la genèse de ce texte, ou si l’on préfère son prétexte, son impulsion de départ ou moteur, remonte à l’amicale et fraternelle proposition d’il y a quelques années du panafricaniste ivoirien MATHIEU GROBLI (Seouty Khepri), qui nourrissait alors le désir de coordonner la production d’un ouvrage collectif sur le thème général de LA RENAISSANCE AFRICAINE. Malheureusement le projet ne prit jamais corps… Qu’il en soit ici remercié!
PANSER L’AFRIQUE
Le devoir qui m’incite à tenir la plume d’une main ferme en ce jour, se veut proprement révolutionnaire et ce, de part en part. Ce mot de révolution suppose en son principe même, le renversement et/ou dépassement d’un ordre établi, au profit d’un ordre nouveau qui le surpasserait qualitativement et durablement en faisant l’économie de ses tares. Les essais philosophiques sur l’Afrique on en trouve un certain nombre, mais très souvent ils manquent pour l’essentiel, et de pertinence, d’historicité, en un mot, d’originalité. C’est la raison pour laquelle, l’une des exigences de notre réflexion consistera précisément, entre autres, à relever au mieux ce défi.
Pour ce qui est de l’Afrique, il semble que la doctrine du Panafricanisme soit devenue le courant d’idée fédérateur, le plus performant, le paradigme dominant – ce à partir de quoi – s’envisagent toute réflexion sur (ce que l’on nomme communément) la re-naissance, et le développement du continent. Ceci dit, toute élaboration conceptuelle/intellectuelle (theoria), socio-politique ou révolutionnaire (praxis), qui n’intègre pas cette exigence historique nouvelle, ne pourrait qu’être pure chimère, fausse conscience de la réalité.
De toute évidence, mener une réflexion dans une œuvre collective nécessite en soi, une démarche dialectique toute particulière : être précis et concis, se frayer notamment un axe idéel principal, à partir duquel on se propose d’examiner au mieux, une problématique centrale… L’ensemble de l’effort de réflexion devra tenir en une proposition à même de susciter des répercussions positives en chaîne dans tous les domaines. Autrement dit, son rôle majeur consisterait en la création d’un cercle vertueux, et satisferait par là même, la quête holistique hautement visée en cette méditation : car la révolution est une, mais ses impacts sont pluriels.
À la question donc de savoir ce qui dans l’avènement de la re-naissance africaine est premier, fondamental, correspondant à l’ordre des priorités, notre réponse est formelle, et sans repentance : La libération des consciences.

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